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Fred Voodoo et les larmes pour Haïti

- Nguyễn Hữu Động — published 31/03/2024 23:08, cập nhật lần cuối 31/03/2024 23:08

Fred Voodooi et les larmes pour Haïti


Nguyễn Hữu Động


Les évènements tragiques de Gaza et d’Ukraine nous rappellent tous les jours que nous vivons un temps trouble et violent, un temps de destructions et de haine. Loin du continent européen et du Moyen Orient, le spectacle de désolation et de misère en Haïti est aussi insoutenable, ce d’autant plus qu’il est sous nos yeux depuis des décennies.

Aujourd’hui encore, les rues de la capitale haïtienne sont jonchées d’ordures et parsemées de corps, des gens hébétés marchant avec leurs maigres avoirs sur les épaules, des maisons détruites et, au milieu de toute cette désolation, des hommes en armes, avec ou sans uniformes.

Depuis des années Haïti est synonyme de pauvreté et de troubles. Qui se souvient qu’il fut le premier pays à obtenir son indépendance de la France, le premier pays où les armes à la main, les esclaves sont devenus des citoyens? C’était en 1804, il y a exactement 220 années. On oublie aussi que ce pays avait au XIX siècle, apporté une aide militaire et économique à Bolivar, le libérateur de l’Amérique Latine.


Les macoutes dans leur état.


Haïti, c’est aussi le pays qui a peuplé notre imaginaire de figures morbides. Les poupées vaudou (écrit à la française) qui permettaient de torturer les ennemis à distance, les poisons dispensés à travers toutes sortes de moyens et puis surtout, depuis les années 50, les tontons macoutesii, ces kidnappeurs et assassins qui formaient la milice redoutée de la famille Duvalier, papa Doc puis baby Doc de triste renommée.

Quand j’ai atterri en Haïti, à l’automne 1990, j’avais, bien entendu, toutes ces images à l’esprit.

Les macoutes étaient en fuite, les autorités se mettaient lentement en place. Le pays était pauvre. Mais la gentillesse des gens et leur bon sens m’ont tout de suite séduit, surtout quand j’ai pris conscience de la tragédie sans nom dont ils ont été victime.iii

Sur place j’ai reçu des témoignages directs des atrocités commises par ces tontons macoutes. Ainsi, la dame qui m’a loué sa maison avait deux garçons qui étudiaient aux États Unis. Ils ont décidé de rentrer au pays pour participer à la lutte contre Baby Doc. Mais leur groupe était infiltré par les agents du régime et les macoutes les attendaient sur la plage de débarquement. L’un a été blessé et son frère a dû l’achever avant de se suicider pour échapper à la prison/torture des duvaliéristes.

J’ai aussi vu la violence des macoutes. En décembre 1990, après l’élection et avant la prestation de serment de l’élu, le père Aristide, un prêtre défroqué, au verbe haut et au courage indéniable, ces derniers ont organisé un coup d’état qui n’a pas duré 24 heures et qui s’était soldé par quelques dizaines de morts.


Le refus de la dictature et la difficulté de construire un État de droit


La nuit de ce coup d’état, j’étais devant la télévision au siège de la mission, un hôtel détruit en 2010, quand Roger Lafontant, un ex chef macoute, annonça qu’il est le nouveau président. Un serveur de l’hôtel a lancé une bouteille de bière sur la télévision avant de partir, un jerricane d’essence à la main, pour « bruler » les putschistes. Il était parmi des milliers de gens qui se sont spontanément mobilisés contre le coup d’état.

Le lendemain à l’aube, j’ai du arrêter une vieille dame qui marchait sur le siège des macoutes, un caillou à la main. Depuis l’intérieur, ils tiraient sur la foule. Et elle de me dire : à quoi bon vivre si Aristide n’est pas président ?

Le même jour, j’ai fait la connaissance du « supplice du père Lebrun », cette pratique qui consistait à accrocher un vieux pneu au cou du prisonnier et à mettre le feu pendant qu’il respirait encore. Le père Lebrun était comme on l’a deviné, un marchand de pneus.

Par la suite, je ne cessais de revenir en Haïti, pour des périodes plus ou moins longues, quelques mois, quelques semaines ou quelques années. Ce qui m’a le plus frappé, c’est de voir comment la ville et la société ont peu changé. Bien entendu, il y a quelques nouveaux immeubles, deux ou trois supermarchés, (pas de la taille d’Auchan ou Carrefour, mais offrant des produits de haute qualité,) des hôtels ou des ensembles résidentiels (de luxe), principalement destinés à recevoir les coopérants étrangers dont je faisais partie.

Le centre ville est resté le même, sans eau ni électricité, et les trottoirs sont des étals de marché. Les gens slaloment dans les rues qu’ils disputent aux voitures. L’aisance se mesure à la hauteur par laquelle vous vivez. Plus on monte dans les collines, moins on a des soucis financiers. Les pauvres, eux, s’appauvrissent chaque jour. Quand on pose la question à Fred Voodoo à quelle heure il mange, la réponse est : on mange quand on a de quoi manger. Pas besoin de statistiques pour mesurer la pauvreté.

Ce qui n’a pas changé aussi, c’est la quasi absence de l’État. J’avais pensé qu’après la dictature Duvaliériste, après des élections à l’organisation desquelles j’avais participé, le pays se serait doté d’institutions minimales, qu’il s’agisse d’infrastructure, d’équipement de santé ou d´éducation.

Certes, des institutions existent. Il y a des mairies, des ministères, des universités, mais ces formes cachent souvent la défaillance des fonctionsiv. Amy Wilentz vnotait par exemple l’absence totale de régulation dans le domaine de la construction, ce qui expliqua l’effondrement de la moitié des maisons de la capitale lors du tremblement de terre de 2010.

On doit à Jean Casimirvi, des analyses pertinentes sur l’histoire et le rôle de l’état en Haïti. Pour la période des Duvalier, père et fils, on dira que ce fut un état prédateur comme on en voit peu. Et dans la mémoire collective, l’état c’est d’abord un état canaille qui couve le pillage d’une voile légale.

Pour aller vite, je dirais que les bandits et les criminels ont toujours été présents dans l’histoire et dans l’état de Haïti et que le combat des citoyens haïtiens a été et reste de construire cet État.

Cette digression sur l’état n’est pas fortuite. Je tends à penser que les troubles de Haïti depuis la chute du Duvaliérisme viennent des soubresauts de cette lutte pour la construction de l’État. Et le résultat le plus visible de la faillite de cette construction est l’impuissance de l’appareil d’état devant les catastrophes naturels, tels les tremblements de terre ou les ouragans, et devant les souffrances humaines telles que la migration ou l’absence de sécurité.

Sur le plan politique immédiat, le cas du président Aristide une caricature de la difficulté de construire un état dans le sens citoyen du terme.

A peine était il élu que les macoutes, avec probablement la complicité d’une fraction de l’armée, ont organisé un coup d’état dont l’objectif principal était de l’éliminer physiquement. Puis, quelques mois après son investiture, c’est l’armée qui monte un coup d’État, réussi cette fois ci. Le président a été exilé pendant trois ans, le temps que l’armée américaine, sur mandat international, ouvrit la voie à son retour en 1994.

Après 9 ans de relative normalité institutionnelle, rebelote. En 2004, un groupe d’insurgés marcha sur la capitale et le président Aristide, toujours lui, a dû de nouveau prendre la route de l’exil.vii Il est intéressant de noter que le chef de ce groupe d’insurgés s’est porté candidat au poste de président, après quelques années dans les prisons nord-américaines

Il faut aussi ajouter que le président Aristide a inauguré une pratique adoptée par la suite par l’actuel président Russe. Un mandat pour lui (1990-1995) un mandat pour son fidèle (les haïtiens disent son jumeau) entre 1995 et 2000, puis un mandat de nouveau pour lui (2000-2004, mandat écourté par la soldatesque) et un autre mandat pour le même jumeau entre 2005-2010). L’intérim entre le départ d’Aristide et l’élection de son jumeau était assuré par le président de la Cour de Cassation.

Cette alternance, la rotation Aristide-Préval-Aristide-Préval, prit fin en 2010.

Et, après les élections tumultueuses de 2010, s’ouvrit un autre cycle, que l’opinion, avide de raccourci, baptisa cycle de gouvernement de droite alors que dans le contexte d’Haïti, cette distinction gauche-droite ne signifie pas grande chose.

En 2010, Haïti élit un chanteur fort connu comme président pour 5 ans. Ces années étaient relativement paisibles, à part quelques scandales qui font partie du paysage.

Son mandat accompli, il fit élire en 2015 un homme de sa confiance, qu’il mit à la tête du parti politique qu’il a lui même fondé et dont la fidélité lui reste acquise. Son successeur était certainement honorable mais n’était guère connu de l’électorat.


Un modèle grippé de transmission du pouvoir.


C’est alors que le cycle commence à cafouiller. Le nouveau président n’a ni su, ni voulu organiser des élections pour renouveler la Chambre des députés et le Sénat. La communauté internationale regardait avec inquiétude ce glissement vers le non droit sans vraiment tenter d’y mettre fin, bien que la dépendance de Haïti envers l’aide extérieure est presque totale.

L’histoire de cette glissade est complexe et je me garde d’en donner une nième version, même si entre 2016 et 2018, je participais à un petit projet financé par une ONG internationale spécialisée dans l’aide technique à l’organisation des élections.

Le projet a formé de nombreux administrateurs qui se sont retrouvés au chomage technique. Il y avait toujours des raisons pour ne rien entreprendre, telles la nécessité de réformer au préalable la Constitution, la mise en place d’un conseil électoral dit permanent et surtout le manque de ressources. Pris un à un, ces prétextes sont respectables. A vrai dire, la Présidence à vie des Duvalier n’exige aucune dépense électorale. Et le résultat est là. Depuis l’arrivée du nouveau président en 2016, il n’y a pas eu d’élections.

Soutenu à bout de bras par la dite communauté internationale,viii le président dont le mandat se terminait en Février 2022 (des élections devraient donc se tenir au plus tard en décembre 2021) nomma un premier ministre en juillet 2021. Trois jours après il fut abattu dans sa résidence.

Depuis lors quelques hommes de main ont été arrêtés et emprisonnés. Ni l’auteur intellectuel du crime ni les raisons de ce dernier ne sont connus à ce jour. Mais le problème n’est pas là. Il réside dans l’absence de tout fondement légal à la nomination du premier ministre.

Constitutionnellement, cette nomination doit être approuvée par la Chambre des députés, laquelle n’a pas été élue. Par ailleurs, l’intérim de la présidence doit être assuré par le président de la Cour de Cassation. Ce dernier est mort du COVID et n’a pas été remplacé. Donc, le premier ministre en place ne peut prétendre à aucune légitimité, sauf celle accordée par les puissances protectrices de Haïti.


Vide du pouvoir et violence dans la rue.


Ce vide de pouvoir légitime a été, me semble-t-il un appel d’air pour le surgissement de l’action des bandes criminelles. La violence en Haïti, comme ce fut le cas des macoutes, est souvent le fruit de motivations politiques et n’est pas induite par la pauvreté.ix Cette remarque prend tout son sens quand on sait que les quelques 200 bandes criminelles se sont regroupées et leur première revendication est la démission du premier ministre (annoncée au début du mois de Mars et obtenu grâce à un subterfuge un peu grossier mais qui a le mérite de garder un semblant de réalisme.x)

Il est possible que cette flambée de violence fut provoquée par l’annonce du premier ministre de facto que des élections présidentielles auront lieu en août 2025, ce qui signifierait qu’il sera en place jusque là. Qui gêne-t-il ? On spécule mais on ne sait pas.

Cette violence est maintenant dirigée contre la police nationale civile, crée et formée par la communauté internationale. Le chef de bande le plus connu a été lui même policier, élève de la police européenne.


Des épures de solution internationale.


En Octobre 2023, les Nations Unies ont autorisé l’envoi d’une Mission Multinationale d’assistance à la sécurité, Après de longues négociations, le Kenya s’est proposé pour commander cette mission, qui n’est pas une mission de casques bleus bien que soutenue logistiquement par les Nations Unies.

Cette formule est une invention originale afin que des troupes étrangères (des policiers pour la plupart) puissent opérer dans un pays souverain. Mais son objectif est de contourner le veto de deux membres permanents du Conseil de Sécurité, la Chine et la Russie, hostiles à l’envoi des casques bleus. Face au même dilemme, en 2004, les USA ont créé une coalition de bonne volonté pour entreprendre la guerre contre Saddam Hussein.

Pour diverses raisonsxi, cette mission tarde à se mettre en place cependant que les affrontements s’intensifient en Haïti et surtout dans sa capitale, contrôlée selon des sources fiables, à près de 80% par les bandes armées.

Une question de bon sens vient à l’esprit : Entre 2004 et 2013, les Nations Unies avaient une mission (la MINUSTAH) composée de près de 10,000 soldats, presque tous du Brésil. Elle devait former 15 000 policiers. Quand la mission s’est repliée, on en compte à peine 11 000. Comment quelques milliers de soldats (du Kenya, du Benin et de certains pays des Caraïbes) pourront en un an, avec un budget annoncé de 400 millions de dollarsxii, accomplir les tâches de pacification et de reconstruction de l’état de droit?

Certes, et les résolutions officielles insistent avec raison sur ce point, la solution politique en Haïti doit venir des Haïtiens eux mêmes. Le dialogue actuel visant à la formation d’un Conseil Présidentiel de transition en est la preuve. Ce Conseil doit assumer la fonction de président par la nomination des autorités et la mise en place, dans un délai raisonnable, d’un gouvernement élu et donc, légitime.

 

Des questions difficiles sur la table de négociation.


Ceci dit, comment arrêter d’abord la violence qui commence à déborder le Département de l’Ouest dans lequel se trouve la capitale ? Comment et avec qui faut-il négocier pour obtenir un calme suffisant afin de reconstruire les institutions au travers des élections? Les bandits actuels seront-ils des partenaires de demain comme le souhaite ouvertement une ex ambassadeur américaine? Et surtout, comment convaincre Fred Voodoo que ce Conseil n’est pas une émanation de puissances étrangères? Comment assurer à ce Conseil les moyens financiers et techniques pour mener à bien sa mission, à savoir la construction de cet État dont le pays a besoin ?

Ces questions et d’autres, font l’objet de consultations à tous les niveaux, mondial, régional et national. Il ne s’agit rien de moins que d’aider Haïti et ses citoyens à vraiment construire un État dans le droit, de construire une société telle que peut la décrire la Déclaration Universelle des droits humains (dont Haïti fut un des premiers signataires).

En attendant, les violences continuent et dans le flot des larmes versées sur Haïti, je reconnais aussi les larmes de ceux qui sont responsables de cette situation lamentable, non seulement aujourd’hui, mais depuis des décennies.

Une solution militaire pourrait commencer avec le tarissement du flot d’armes venues des EEUU et destinées aux bandes criminelles. Il est certain que personne n’a le pouvoir de le faire mis à part le pays producteur d’armes..

Une solution politique nécessiterait par exemple l’appel à un personnel politique respectable et expérimenté. Or, ces dernières années, certaines personnalités qu’on peut classer dans cette cat objet de sanctionns cette catsulement e nin en 2004.soin . des premiers signataires)nt une ex ambassadeur amégorie ont été objet de sanction internationale. Ce qui veut dire que les appels à une politique d’inclusion ne peuvent être que des cris dans le désert.

Peut on, comme avec le grain et l’ivraie, séparer les larmes des honnêtes gens et celles des crocodiles ?

Nguyễn Hữu Động

Mexico, Mars 2024


Notes

i Ce terme est emprunté à Amy Wilenz, une des grandes expertes de Haiti. Il désigne les opinions synthétisées de la population haitienne en général. Voir: Amy Wilentz: Farewell, Fred Voodoo: A letter from Haiti. New York 2013..

ii Officiellement les membres du Service national de sécurité. La rue les définit simplement comme un haitien avec des lunettes noires. En vietnamien, on les appelle mẹ mìn!

iii Un exemple parmi cent: le mur du cimetière de Port au Prince s’est effondré après de grosses averses. Décision du conseil municipal: on ne va pas le reconstruire. Ceux qui sont dehors ne veulent pas entrer. Ceux qui sont dedans ne peuvent pas sortir. Fin de la discussion.

iv En créole, on dit: Tou sa ou we, se pa sa—Traduction rapide: Tout ce qu’on voit ce n’est pas ce qui est.

v Op.cit.

vi Jean Casimir : Souviens toi de 1804.Bibliotèque nationale d’Haiti. 2004 et Une lecture décoloniale de l’Histoire des Haïtiens. Bibliothèque Nationale d’Haïti 2018

vii Cette histoire reste confuse: le président Aristide a-t-il démissionné et demandé l’aide des EEUU pour assurer sa sécurité ou a-t-il été forcé de monter dans l’hélicoptère? Selon qui le raconte, les versions divergent. Je me tiens au fait: cette personnalité, aimée ou détestée, a été victime en 10 ans, de trois coups d’état. Un record.

viii Dans les faits, ce sont les Etats Unis qui dictent la conduite de cette communauté. Lire par exemple le témoignage de Ricardo Seitenfus, un ancien représentant de l’Organisation des Etats Américains “L’échec de l’aide internationale à Haiti. Dilemmes et égarements. Editions de l’Université d’Etat d’Haiti. 2014. L’auteur a du démissionné de l’OEA mais ses accusations n’ont pas été démenties.

ix On se souvient qu’après le tremblement de terre de 2010 qui a fait entre 200,000 et 300,000 victimes et détruit la moitié de la capitale, on n’a pas signalé un seul pillage. Les gens se contentaient de demander à boire et à manger, ce qui ne fut pas le cas du Chili qui, la même année subit un tremblement de terrre aussi puissant. J’étais dans les deux pays lors de ces évènements et peux en témoigner.

x En 1994, les EEUU ont envoyé 20,000 hommes en Haiti pour raccompagner le président Aristide, empêché par les militaires putchistes de rentrer au pays. Ils n’ont pas pu trouver un hélicoptère au premier ministre de facto pour contourner l’interdiction de quelques bandits armés ni un blindé qui serait parti de la République Dominicaine.

xi D’abord le refus du parlement kenyan, ensuite le vide du pouvoir en Haiti à l’annonce de la démission du premier ministre avec qui le Kenya venait de signer un accord de coopération.

xii Pour mémoire, la guerre en Ukraine a obligé les pays de l’OTAN à dépenser 200 milliards de dollars US entre 2022 et 2024.

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