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Echec annoncé d'un holdup meurtrier et suicidaire en Mer de l'Est

Nguyên tác tiếng Pháp do tác giả gửi cho Diễn Đàn. Bản dịch tiếng Việt (do nhà văn Nguyên Ngọc) được công bố trên mạng của đài BBC : Diều hâu Bắc Kinh ngày càng cô độc



Les faucons de Pékin
s’envolent vers une grande solitude :
Echec annoncé
d’un holdup meurtrier et suicidaire
en Mer de l’Est


André MENRAS Hồ Cương Quyết


Bài này đã được nhà văn Nguyên Ngọc
dịch sang tiếng Việt và đài BBC công bố
/ La traduction (par Nguyên Ngọc) en vietnamien
de ce texte a été publiée par la BBC :
Diều hâu Bắc Kinh ngày càng cô độc


Jusqu’ici beaucoup croyaient encore que les gesticulations et démonstrations musclées de Pékin n’étaient que coups de bluff sans danger véritable. Certains par inconscience et ignorance de la véritable nature des faucons chinois. D’autres parce que cela justifiait inconfortable leur passivité coupable. D’autres encore parce que terriblement conservateurs, même en l’absence de toute idéologie partie en fumée, ils étaient depuis trop longtemps et par habitude, liés à Pékin politiquement. D’autres encore par les colossales affaires en tous genres, claires et plus troubles, passées et présentes, nouées avec le « Grand frère »… Tous voyant bien le danger mais ne sachant plus comment reculer.

Mais aujourd’hui l’agression s’est tellement matérialisée, précisée et accentuée que personne ne peut plus feindre l’ignorer. A tel point que certaines inquiétudes se manifestent dans les cercles mêmes de ceux qui soutenaient Pékin de façon inconditionnelle. Mieux vaut tard que jamais. Pardonnons à la myopie politique et à la mauvaise foi due à la peur ou aux œillères du business.


La vérité est que, depuis le début du tout début de leur offensive les dirigeants chinois méritaient d’être pris très au sérieux quand à leurs intentions réelles d’annexer par la force la quasi-totalité de l’espace maritime et insulaire de la mer du Sud est asiatique. L’action, préparée de très longue date par des cartes, des actes de propagande sur un fond de mollesse, voire la complicité ouverte des puissances coloniales et néo coloniales, a commencé concrètement par l’occupation sanglante de Hoang Sa en 1974. Puis ce fut celle, également sanglante, de Gac Ma et d’autres îlots vietnamiens de Truong Sa, en 1988. En 2009, la déclaration chinoise de souveraineté auprès des nations unies sur 80% de la mer du Sud-Est asiatique, l’affirmation politique, l’édification juridique à partir de Pékin, administrative à partir de Hai Nan, la consolidation militaire aussi bien en ressources humaines qu’ en équipements de haute et très haute technologie, plus récemment l’adjudication de 9 lots à potentiel pétrolifère situés dans la zone économique exclusive du Vietnam, l’envoi à Truong Sa de patrouilleurs armés « prêts au combat » qui commencent à prendre en chasse un bâtiment vietnamien…Plus de doute : tout est cohérent et montre que Pékin ne bluffe pas, qu’il s’est lancé dans la spirale d’une agression démente où il a perdu de vue jusqu’où il ne faut pas aller trop loin. Toute cette escalade ne peut que mener au sang versé, à la destruction, à la ruine et à la douleur. Bien sûr, quand il s’agit du sang et de la douleur du peuple, ces grands dirigeants « communistes », « socialistes », « internationalistes prolétariens » aux familles multimillionnaires en dollars US, ont déjà souvent montré qu’ils n’avaient aucune hésitation : écraser des étudiants du peuple sous les tanks, mitrailler des hommes à demi immergés en pleine mer qui défendent leurs îlots, filmer et diffuser le crime de façon éhontée, empoisonner, torturer, cloîtrer à vie des centaines de milliers de compatriotes…Tout cela est le quotidien de leur pouvoir basé sur un seule loi moyenâgeuse : mort aux plus faibles et à ceux qui résistent...


Oui mais voilà : la Chine qui se veut moderne n’est pas le monde. Elle en est seulement une partie. Et cette partie, aussi fortement peuplée et économiquement forte soit-elle pour l’instant, dépend vitalement de l’autre, encore beaucoup plus peuplée et beaucoup plus forte. Les faucons de Pékin sont devenus myopes à force de se regarder le nombril. Depuis la montée en puissance de leur économie, ils criaillent au combat maritime tous azimuts tout en imitant un autre oiseau : l’autruche. Vous savez bien : ce grand oiseau qui, en plein désert, se cache la tête derrière un caillou et croît qu’on ne le voit pas car lui-même ne voit personne... En fait, ce faisant, il montre bien en évidence et à tout le monde son énorme derrière. Et la vue de l’énorme derrière des dirigeants de Pékin, de son arrogance dénuée de plumes et de ses boursouflures est de plus en plus insoutenable pour l’opinion publique internationale.


De plus en plus nombreux sont ceux qui, comme votre serviteur, ont farouchement lutté contre l’occupation américaine, pour l’indépendance véritable du Vietnam et donc, objectivement, au côté de la Chine de Mao et Zhou Enlai que nous considérions comme des hommes de progrès, des alliés fidèles de la libération des peuples. Bien naïfs nous fûmes ! Beaucoup d’entre nous admirons toujours tous les apports que la civilisation chinoise a faits à l’humanité. Mais beaucoup d’entre nous qui nous passionnons aussi pour la calligraphie rêvent aujourd’hui d’écrire, en un seul jet de pinceau cursif sur le mur du « Zhongnanhai », siège du Parti Communiste chinois à Pékin : « Heureusement qu’il y a les Américains ! » Oui, je le répète même si c’est avec amertume et un réel pincement de cœur quand je pense aux souffrances passées que des millions de Vietnamiens ont dû subir de la part des Johnson, Nixon, Mac Namara et autres Kissinger. Mais je le dis et l’écris sans hésitation à la lumière crue du présent : « Heureusement qu’il y a les Américains et aussi les Japonais, les Indiens, les Australiens, les Russes, les Européens, les Philippins et d’autres peuples de l’ASEAN qui relèvent la tête ! ». Seule une vieille garde attardée et sectaire ose encore justifier l’agression chinoise, comme cette journaliste du journal L’Humanité, dans un article pitoyable de mauvaise foi. Elle laisse entendre hors de toute objectivité sur la chronologie des évènements, que la Chine se défend d’un encerclement provoqué par les Etats-Unis. Tout le monde voit bien, que c’est exactement le contraire, que les USA ont avec patience espéré, retardé leur intervention, en espérant une attitude chinoise raisonnable. Qu’ils ont essayé de négocier dans une situation où leurs compagnies pétrolières étaient menacées, où leurs bâtiments étaient agressés sur la voie internationale (UNSS Impeccable), qu’ils ont maintes fois affirmé leur neutralité quand aux « zones disputées », ceci alors que leurs alliés étaient agressés. Pékin ne leur a pas laissé d’autre choix que la mise en place d’un dispositif stratégique pour défendre la liberté de circulation internationale –dont celle de la France- dans cet espace maritime vital pour de nombreux pays. Ils ont aussi dû, en toute légitimité, venir au secours de leurs alliés victimes du formidable holdup chinois en forme de « langue de bœuf » annoncé très officiellement à l’ONU par Pékin depuis 2009. Les récents évènements de Scarborough ont certainement calmé provisoirement les ardeurs prédatrices de Pékin. Seuls, les Philippins n’auraient pas pu endiguer l’avancée chinoise et le sang aurait peut-être été versé. Heureusement que les américains étaient là à leur côté et se sont bien montrés. Sans eux et leur détermination affirmée de rester dans la zone, la loi sur la mer adoptée par l’assemblée nationale vietnamienne n’aurait peut-être pas encore vu le jour, même si elle est aussi le fruit d’années de lutte interne et courageuse de la part des patriotes vietnamiens.


Quant à l’argument majeur, pratiquement unique et ridicule de Pékin qui est la menace de la force armée, le spectre brandi haut et fort du déferlement de son armée monumentale et hyper équipée, que Pékin réfléchisse un instant. Même s’ils n’ont pas d’état d’âme, ces froids stratèges de salon savent bien que le plus difficile n’est pas d’entrer dans un pays voisin avec troupes, chars et avions. Ils l’ont bien vu en 1979. Le plus difficile voire même impossible est d’y rester. Ils savent bien qu’une simple grenade, qu’une bombe artisanale peut détruire un avion, un dépôt militaire. Posée par une seule main, fut-elle celle d’un enfant, elle peut détruire un navire, une installation militaire, une plateforme pétrolière…La plus sophistiquée des technologies de destruction n’est rien face à la volonté de résistance d’un peuple qui est chez lui, sur la terre de ses ancêtres, fort de son bon droit et de sa culture. C’est là la leçon de l’Histoire, leçon toujours valable et à méditer par les va-t- en guerre de Pékin... Si les fous de guerre chinois jouent avec le feu ils se brûleront à la flamme vietnamienne. Et à d’autres flammes aussi..Et toute l’eau de la mer de l’Est ne suffira pas pour éteindre l’incendie ! Si les fous de guerre de Pékin poussent plus avant leurs actes d’agression et leur piraterie d’Etat en mer de l’Est, un jour ou l’autre ils verseront le sang. Inévitablement. Et, ce jour-là Pékin aura tout perdu y compris sa propre sécurité intérieure dans un déclin national sans retour, douloureux et honteux. A ce moment-là, la bande des faucons devra passer à la caisse pour rendre des comptes à leur peuple. Ceux qui les ont soutenus ou qui ont trop longtemps courbé la tête devant eux, encourageant ainsi la prédation, devront aussi payer l’addition dans leur propre pays. Cette folie dominatrice faite de griffes et de crocs est tellement porteuse de dangers pour les dirigeants chinois eux-mêmes et pour leur peuple, tellement vouée à un échec certain, qu’elle paraît suicidaire.

bt_hanoi
Manifestion à Hà Nội (dimanche 8 juillet 2012)
contre l'agression chinoise en Mer de l'Est
(photo Reuters)

Alors qu’une autre politique est possible. Celle de la négociation paisible, honnête, multilatérale, dans le strict respect du droit international. Cette politique est celle d’une grande puissance digne de ce nom que pourrait être la Chine. Une politique basée sur le respect total de ses voisins dans un partenariat sain, équitable et mutuellement profitable. Dans le respect des droits des peuples, des civilisations et des droits de l’Homme. Ce serait là la meilleure façon pour Pékin de sécuriser ses frontières, d’accroître la force nationale, d’assurer la stabilité politique en permettant un développement économique sans entraves et l’ébauche d’une justice sociale apaisante. La force et le prestige de la Chine en seraient décuplés et se développeraient de façon durable. Pékin pourrait alors devenir vraiment un pôle d’attraction non seulement asiatique mais aussi mondial et non, comme c’est le cas actuellement se réduire à un dangereux repoussoir bientôt cible de puissantes alliances défensives. En choisissant la voie de la violence, de l’annexion, de la menace guerrière, Pékin a choisi la voie contraire : celle de la solitude, de l’isolement, la certitude d’un coup d’arrêt à son développement très vite suivi par le déclin.


Quand à certains dirigeants du Vietnam le temps est venu pour eux de choisir leur camp devant l’accélération évidente de l’offensive chinoise contre leur pays et ses ressources, contre leur peuple et son avenir. La situation qui s’aggrave ne laisse plus de place aux excuses, aux seules déclarations de principe, aux tergiversations, aux hypocrites visites d’amitié. Il faut choisir son camp jeter bas les masques et montrer qui est qui. Marquer les limites du supportable, dignement et fermement. Tant au niveau politique que sur le terrain. Si les dirigeants ne le font pas, le peuple se chargera de le faire au moment où l’escalade chinoise va rendre de plus en plus impossible la répression des actions de cette saine et légitime résistance populaire dans la rue, dans la presse, à l’assemblée nationale, y compris dans une partie de l’armée qui se sent humiliée. La coopération avec les dirigeants de Pékin a nettement pris aujourd’hui le visage d’un pacte avec le diable dans une inacceptable soumission. Et ceux qui persistent dans cette coopération à caractère masochiste risquent fort de partager dans un très proche avenir l’amère solitude de ceux qu’ils ont suivi et qui les ont amenés à l’impasse.

André Menras Hồ Cương Quyết



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